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Et je lèche chaque recoin de ta peau. Vanille, ce soir tu as choisi Vanille comme gel douche. Je te suce aussi parce que j'aime ça.
J'aime bien voir ta moue désireuse et ces vagues de plaisir qui soulèvent ton corps en un hoquet.
J'adore tes gémissement et tes plaintes, parce que tu vois je me sens désirée. Je sais que tu veux mon corps, et que tu en veux plus.
Je n'ai aucun sentiments pour toi mais j'aime te faire jouir, t'entendre dire que c'est bon. Tu cries, tu gueules, tu hurles à mort, et j'aime ça bon sang.
Han Jacqui, Jacqui tu répètes, et je trouve ça tellement excitant, quoique sur moi ça n'agit pas. La seule chose que je fais c'est t'embrasser le corps en entier, et te sucer, ouais.
C'est comme la comédie, tu vois. Je ferais une excellente actrice. Arriver à te faire croire que je prends du plaisir à passer du temps avec toi. Que je ne suis là seulement pour toi et personne d'autre. C'est peut être pour ça que les hommes m'aiment tant, ils ont le sentiments que je les aime. Quand ils sont avec moi, ils se sentent uniques, chanceux. Ça me fait bien rire. Il y en a eu tellement avant toi bébé.
C'est fini, ton heure est passée, alors je te souris en léchant mes lèvres et te pousse sensuellement hors de la pièce avec des yeux aguicheurs. Sors vite, car une bosse pourrait réapparaître sous ton jean et je n'ai pas le temps chéri. A demain.
Je réajuste mon short et mon débardeur rouge, me recoiffe des mains et passe mon gloss à la fraise sur mes lèvres. Je sais être attirante et sexy quand je le veux, et là en l'occurrence, je le veux.
Je sors rapidement de la pièce plongée dans le noir depuis que nous avons fermé les volets et descends en courant dans les escaliers. Sortant de l'immeuble, je marche tranquillement dans l'allée ornée d'autres filles comme moi. Mais elles sont différentes par leurs raisons et leur façons de penser. Elles n'assument pas ce qu'elles sont et elles ont honte.
Quand à moi je sais qui je suis et j'aime ce que je suis.
Je me pose au coin de la rue, mon emplacement habituel. Les clients viennent me retrouver ici. Mais maintenant, ça semble désert. Je regarde ma montre, il est 17 heures. Ils sortent du boulot, ils viendront plus tard.
J'avais promis de passer la soirée avec Charli... Bon, tant pis, pour une fois je tiendrais ma promesse. Et puis, si je pars plus tard je serais obligé de prendre un taxi. Je ne me sens pas à l'aise dans le métro avec ma tenue de travail. Ça pourrait être dangereux, alors je le prends pendant les heures de pointe. Pour essayer de me fondre dans la masse. Bon, c'est vrai, ça ne marche pas tout le temps.
Je me dirige lentement vers la première station de métro. Je composte mon billet puis attends patiemment la prochaine rame sur le quai. J'ai droit aux regards outrés des mères de familles ramenant leurs progénitures chez elles, aux coups d'oeil remplis d'admiration des jeunes collégiennes et à ceux remplis d'envie des adolescents. Certains me sifflent, m'interpellent. Et moi je ris, leur lance des clins d'½il ou leur dis « Une prochaine fois, peut être chéri ». Ce qui a pour effet de les faire rougir. J'aime ce pouvoir que j'ai sur les hommes.
Le métro arrive enfin. Je monte dans le wagon bondé et m'accroche fermement à la rampe centrale. Ce qui me fait penser au strip tease. Au départ je voulais faire ça, mais il s'est révélé que je dansais trop mal. Et puis je n'aime pas trop me donner en spectacle, je préfère quand c'est plus intime.
Bercée par les mouvement du métro, je repense à ma journée. Cinq clients, c'est un beau score. Et ça me vaut une belle liasse de billets dans la poche arrière de mon mini short.
Au bout d'une vingtaine de minutes, je suis enfin à l'air libre dans la rue. Mes pieds me conduisent automatiquement vers mon immeuble. Je saisis le code, monte les escaliers quatre à quatre et ouvre à la volée la porte d'entrée en hurlant « Je suis de retooooour =D ».
Je partage un appart avec mon meilleur ami Charli. J'adore vivre avec lui, il est toujours de bonne humeur. Il n'aime pas trop mon métier, il veut me protéger. Même si je me tue à lui expliquer que je ne risque rien, il s'inquiète à chaque fois que je pars travailler. Mais je ne changerais pas, même pas pour lui. Ça fait parti de moi, et ça il a bien fini par le comprendre.
Il est affalé dans le canapé du salon en train de regarder un truc idiot à la télé. Je l'embrasse sur le front et balance ma liasse de billets sur la table basse. Il me regarde avec des yeux ronds.
Jacqui
: Ce soir c'est fête =) Je t'invite dans le restaurant de ton choix.
Charli
: Où t'as trouvé tout cet argent ?
Jacqui
: Ben j'ai travaillé.
Il me lance un regard suspect.
Charli
: C'est toi qui a pris ma boite de capotes ?
Jacqui
: Oh oui, désolé j'ai oublié de t'en parler. J'en avais plu.
Charli
: Et tes... clients, ils ne peuvent pas les fournir ?
Jacqui
: C'est au cas si ils oublient. Et ils oublient souvent.
Charli
: Mouais...
Il semble se renfrogner puis s'affale encore plus dans le sofa. Un silence un peu pesant s'installe, puis Charli finit pas prendre par la parole en pesant bien ses mots.
Charli
: Tu sais, au restaurant, un job de serveuse, c'est libéré. Je me disais que ce serait sympa si on travaillait au même endroit.
Jacqui
: Mais j'ai déjà un boulot je te signale.
Charli
: Justement... ce serait l'occasion de plaquer ce job minable.
Jacqui
: Moi j'aime faire ce job minable comme tu dis.
Charli
: Arrête, Jacqui, tu ne peux pas sincèrement aimer être considérée comme une jouet sexuel. Tu n'es pas obligé de faire semblant avec moi.
Jacqui
: Je te dis la vérité, j'ai-me-mon-mé-tier.
Dis-je en prenant soin de bien détacher chaque syllabe pour bien insister. Je le vois soupirer.
Charli
: Tu ne peux pas appeler ça réellement un métier Jacqui.
Jacqui
: Stop. Est-ce que avec ton boulot de serveuse on peut se faire 1300 ¤ la journée ?
Charli
: Eum... Non ! Bien sûr que non.
Jacqui
: Donc, conversation close.
Il se lève et atterrit dans la cuisine en claquant la porte. Ce sont ces moments de solitude, de réflexion. Il n'arrive pas à comprendre ce que je fais. Je sais qu'il respecte mais si seulement il arrêtait de parler de moi comme d'une vulgaire pute. Parce que je n'en suis pas une. Oh, que non. Moi, j'aime seulement être comme ça.
Il est 23 heures et j'ai réussi à convaincre Charli de sortir. Je lui ai promis d'acheter mes propres préservatifs et de ne plus rentrer trop déshabillée. Que de promesses en l'air, il le sait !
Nous sommes arrivés à l'Aromatik. Pour l'occasion, j'ai sorti la robe la plus classe de mon armoire, mes plus belles chaussures et j'ai apporté plus de soin que d'habitude à ma coiffure. Toutes les lampes scintillent et les sièges sont d'un rouge flamboyant. Mais le centre de l'attention n'est porté ni sur la musique ni sur le professionnalisme des serveurs.
Non, toute l'attention est sur moi.
L'attention... de Charli bien sûr.
Charli
: T'en as pas marre de te faire siffler dans la rue ? Sérieusement Jac' tu ne devrais pas aimer ça, qu'est-ce qu'il y a de bien à -
Jacqui
: Hey Hey chut. Bordel, si j'aime faire ce que je fais, il est où le problème ? T'as toujours voulu que je sois heureuse.
Charli
: Faire la pute c'est pas ce que j'appelle un élément pour être heureux.
Préjugés. Tous ces préjugés parce que j'offre du plaisir aux hommes qui en ont besoin. Je l'aurais giflé si ce n'était pas mon meilleur ami si je n'avais pas su qu'il voulait me protéger.
Jacqui
: Y a des limites. Tu as posé un pied sur la ligne fais attention à ne pas poser le deuxième.
Il a compris. Il attrape la carte et se cache derrière. Au bout de quelques minutes il fait un léger signe au serveur pour pouvoir passer notre commande. Ceci fait, il repose le menu et me lance un regard perçant. Je sais qu'il va faire de son mieux à partir de maintenant pour éviter le sujet qui fâche.
Charli
: Tu es très jolie ce soir. C'est en quel honneur ?
Jacqui
: Mais en ton honneur très cher.
Je le vois sourire. Ah ! Enfin.
Jacqui
: Bon, comment ça se passe avec ta copine serveuse ? Sélène, c'est ça ?
Charli
: Oh, ça va... Il y a des hauts et des bas.
Il a dû mal à me parler de ses copines. Il est un peu timide, ce qui contraste fortement avec moi.
Jacqui
: Donc, si j'ai bien compris, vous n'êtes plus ensemble ?
Charli
: Non, on s'est séparé.
Je souris, va falloir lui trouver quelqu'un. J'aime bien jouer les entremetteuses.
Mon regard se pose sur la table du fond. Trois jeunes hommes d'environ 20 ans sont en train de dîner bruyamment. Ils rient régulièrement, ça pourrait en devenir agaçant. Ils n'ont pas vraiment le look de la maison. Ils me lancent tous des regards appuyés. Comme la moitié des clients du restaurant d'ailleurs.
Jacqui
: Charli... J'ai trouvé quelqu'un qui pourrait remplacer Sélène.
Charli
: Oh non Jac', tu vas pas recommencé.
Jacqui
: Regarde discrètement derrière toi. La table où il y a trois gars. Regarde le dreadeux.
Il se tourne d'un coup, et il est loin d'être discret. Le dreadeux en question le capte tout de suite et nous lance un sourire ultra Bright avant d'éclater de rire avec ses amis.
Jacqui
: J'avais dit discrètement.
Charli
: Oui, ben j'ai fait de mon mieux. Il est pas mal, mais j'aime pas trop le fait qu'il se foute de ma gueule avec ses potes.
Pas besoin de préciser que Charli est bi hein ? Vous aviez compris.
Jacqui
: Qui te dit qu'il se moque de toi ? En tout cas, sa tête me dit quelque chose.
Charli
: Ça doit être un fils à papa... Pour avoir les moyens de venir ici.
Jacqui
: Mouais... Je reviens, je vais aux toilettes.
Je me lève de ma chaise et traverse la salle pour arriver dans les toilettes pour dames. J'ai bien entendu remarquer le regard de la plupart des hommes du restaurant posé sur moi. Et qu'est-ce que j'aime ça...
Je souris à mon reflet dans la glace. Je sors mon fond de teint et entreprends une légère retouche.
La porte des toilettes s'ouvre et le dreadeux de tout à l'heure s'avance vers moi. J'arque les sourcils sous l'effet de la surprise. C'est pas sensé être des toilettes pour femmes ici ?
Dreadeux
: Salut =D
Il me lance toujours son superbe sourire. Ok, là j'avoue c'est nouveau. On m'avait encore jamais draguer dans des toilettes. Original, on va dire. Je range mon fond de teint dans mon sac à main et repose mon regard sur lui. J'ai l'impression que brille sur son front une enseigne avec inscrit « Futur client ». Et puis, un futur client plutôt mignon.
Jacqui
: Salut =)
Dreadeux
: Écoute, je sais que ça peut paraître bizarre mais... Tout à l'heure, je t'ai vu et... Eum...
Ah ! Monsieur fait son dragueur mais finalement je l'intimide. C'est charmant, oui charmant.
Jacqui
: Et tu m'as trouvé très jolie.
Dreadeux
: Oui, voilà. Je m'appelle Tom. Mais tu dois sûrement me connaître.
Il recommence avec son sourire. Je devrais le connaître ? Je ne vois pas où j'aurais pu le croiser. Vraiment pas non.
Jacqui
: Nan, désolée.
Tom
: C'est pas grave. Je suis musicien et... Tu vois, mon frère...
Jacqui
: Ton frère ? Explique toi clairement.
Tom
: J'aimerais lui arranger un coup.
Jacqui
: Ah ! Tu veux que je passe une nuit avec ton frangin.
Tom
: Euh...
J'ai l'impression de l'avoir déstabilisé. C'est drôle.
Tom
: Oui, voilà. Je ne voulais pas le dire comme ça, mais en gros oui.
Jacqui
: Je crois que tu te trompes de fille.
Tom
: Nan, tu serais parfaite.
Jacqui
: C'est pas ça, le truc, c'est que rien n'est gratuit avec moi.
Je lui lance le sourire qui les fait tous craquer.
Tom
: Ooooh... Je vois.
Il se met à réfléchir. Il a pas l'air habitué à payer les filles pour coucher avec elles. Au début, on doit avoir des remords, des inquiétudes, mais tu verras Tom, tu oublieras.
Au bout de quelques secondes, il relève la tête.
Tom: Si c'est une question d'argent, on peut s'arranger. Tu demandes combien pour passer la nuit avec lui ?
Je le sonde de la tête au pied. Il est jeune, mais il a l'air d'avoir beaucoup d'argent. Il pensait que je le connaissais en tant que musicien... Il doit être assez connu. Je me rappelle de ces magnifiques escarpins Chanel que j'ai vu lors d'une promenade sur la place Madeleine. Allez, autant y aller au culot.
Jacqui
: 400¤.
Tom
: Pas de problème.
Dans le mille. Je ne m'étais pas trompé sur lui.
Jacqui
: Et je veux une avance de 100¤ minimum. Je prends ton numéro de téléphone et après avoir passer la nuit avec ton frangin, je te dis où tu m'apportes le reste de l'argent. Ok ?
Tom
: Ça fait un peu trafic de mafieux non ?
Jacqui
: C'est presque ça =)
Il sourit et sort son portefeuille de la poche de son baggy. Il me tend deux billets de 50¤ que je range dans mon sac à main cette fois, non pas dans mon short. Je prends ensuite son numéro de téléphone.
Tom
: On loge au Park Hyatt... C'est-
Jacqui
: Oui, je sais où c'est.
Tom
: Il s'appelle Bill, et ne t'inquiète pas c'est mon frère jumeau.
Jacqui
: Je suis plus sûre de vouloir alors =)
Tom
: --'' Si tu pouvais éviter de lui dire que je t'ai payée, ça m'arrangerait.
Jacqui
: Pas de problème. Pourquoi tu fais ça pour lui ?
Tom
: J'ai pas été cool avec lui ces derniers jours... Alors je veux me faire pardonner.
Jacqui
: D'accord.
Je lui souris. C'est mignon.
Jacqui
: Tu penses que je vais lui plaire ?
Tom
: J'en suis sûr. Bon, je compte sur toi pour demain euh... Je ne connais pas ton prénom.
Jacqui
: C'est que je ne te l'ai pas donné.
Je lui souris à nouveau. Il fait un léger signe de tête et sort des toilettes.
Ça, c'est Jacqui. Quand elle rentre dans les toilettes d'un resto, elle se fait embauché pour passer une nuit avec le frangin d'un musicien connu.
Oui. Ca, c'est moi.
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Ma Petite Row n'est pas là ce week-end, c'est donc moi qui poste é_è Tu me manques affreusement ma Chèvre Verte é_è
Vous savez quoi ? En quelques jours,, on a remplacé les je t"adore par des je t"aime =D Je sais que pour vous c"est pas important xD,, et que toi Row tu as peut être honte de ton Mouton Orange et Turquoise,, mais je suis heureuse de pouvoir te le dire,, et de pouvoir te parler de tellement de choses avec toi,,
JE T'AIME Petite Row =')
Bref =P,, vous avez aimé ce chapitre, pas trop décues =S ?
Vous pouvez remercier Row autant que vous voulez elle le mérite =) - Oui j"en profite pour te balancer pleins de compliments quand tu n"es pas là pour les supprimer x) - Elle a fait toute la déco" , et on peut toutes lui dire M-E-R-C-I =D
Dites nous tout =D
Hey Row,, le retour =D
Nan,, je supprimerai pas tes compliments si tu supprimes pas le miens u_u
Et moi je dis qu''on doit remercier Anna,, parce qu''elle a prévenue tout le monde et rendu les com''s toute seule =D Et JAMAIS j''aurais honte de toi mon Mouton Turquoise et Orange =')
Moi je suis tellement heureuse de t''avoir "rencontrer",, d''avoir poster ma pub sur ton blog il y a plusieurs mois x)
Alors moi aussi je suis heureuse de te dire
JE T''AIME Petite Anna =')
Bisous =)
Row et
Anna
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